Crans-Montana : comment prendre soin de sa santé mentale suite à un choc collectif?

Le 1er janvier, le drame de Crans-Montana a laissé tout le pays dans la stupeur. Depuis une semaine, l’information se propage et avec elle, des émotions, complexes, déroutantes et parfois même choquantes. Tristesse, incertitude, interrogations, angoisses, se mêlent et cohabitent avec une surexposition quasi inévitable d’informations et d’images. Ce que nous subissons, à des degrés divers bien entendu, est un choc collectif. Alors, comment reconnaître l’impact émotionnel de ces événements tout en protégeant sa santé mentale ?
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Comment prendre soin de sa santé mentale suite à un choc collectif?
Si vous vous sentez bouleversé·e par la situation, il est important de rappeler qu'il existe des ressources accessibles, gratuites et disponibles. La santé mentale dans ce type de situation est primordiale et ne doit en aucun cas être minimisée. Il est essentiel de ne pas rester seul·e : parler, écouter et se soutenir sont des éléments clés du processus de réparation.
Être à l’écoute de ses émotions et de son corps:
- Maintenir ou retrouver un cadre structurant : conserver une routine quotidienne, pratiquer une activité physique, prendre l’air, se balader dans la nature ou pratiquer des activités apaisantes et qui vous font plaisir.
- Exprimer ce que l’on ressent : parler avec un·e proche, écrire, dessiner ou toute autre forme d’expression peut aider à libérer les émotions.
- Chercher du soutien professionnel : psychologues, services de soutien ou lignes d’écoute sont là pour accompagner, même si l’on est pas directement impliqué·e dans l’événement.
- Se soutenir sur le long terme : les actions symboliques (moments de recueillement, gestes de solidarité) peuvent donner du sens et favoriser un sentiment de lien.
- Se rappeler que l’on ne peut pas tout porter seul·e : demander de l’aide n’est pas un signe de faiblesse, mais une démarche de soin et de responsabilité envers soi-même.
Prendre soin de sa santé mentale après un événement aussi marquant est un processus, parfois long, qui mérite du temps, de la bienveillance et du soutien.
S'informer sans être submergé·e
Les médias jouent un rôle important en relayant les faits auprès de la population. Toutefois, cette surcharge d’informations peut devenir envahissante. Entre les contenus partagés sur les réseaux sociaux, les images diffusées en continu et les nombreux articles, il est parfois difficile d’y échapper.
Cette exposition répétée, souvent accompagnée d’une forte identification aux victimes, met en lumière une réalité tragique, notamment la perte de jeunes vies, et peut raviver une anxiété intense à chaque nouveau visionnage ou lecture. Ces réactions sont normales et légitimes, mais elles peuvent devenir pesantes si elles ne sont pas reconnues ou accompagnées.
Quelques pistes pour se tenir informé·e sans se laisser envahir :
- Limiter son exposition aux informations : se fixer des temps précis pour s’informer et privilégier des sources officielles et fiables.
- Consulter les infos 1 ou 2 fois par jour (le journal télévisé par exemple), et éviter les sources d’information en continu. Limiter aussi les réseaux sociaux ou les groupes whatsapp pleins de fake news qui alimentent l’anxiété.
- S’autoriser à faire une pause médiatique : choisir de ne plus s’informer temporairement est une option légitime pour se protéger.
Si vous avez besoin d’une aide structurée, de nombreuses lignes de soutien existent, parmi lesquelles certaines ont été mises en place pour les familles, proches, blessé·es et témoins du drame de Crans-Montana :
Ressources générales:
- Helpline familles et proches Crans-Montana : 0848 112 117
- La Main Tendue – 143 : 24h/24 – 7j/7, écoute bienveillante et non-jugeante
- Ligne 147 – enfants et jeunes adultes : appel, SMS ou chat, 24h/24
- Association Flavie (Association romande pour les victimes de brûlures)
- Association française Burns & Smile (Entraide en France)
- Astrame : 022 340 17 37
- Résiliam : 022 342 31 59
- Trajectoires: facilite la recherche d’aide et l’accès à la démarche psychothérapeutique en informant, identifiant les besoins et orientant de manière personnalisée : 022 344 45 77
- PointPsy : accueil des adolescents et jeunes adultes pendant leur délai d’attente de prise en charge psychothérapeutique. Information générale sur le réseau de soins, la santé mentale, etc. pointPsy@outlook.com
Ressources hospitalières:
- MALATAVIE - Unité de crise pour adolescents peut être contactée si les événements de Crans Montana font naître des idées suicidaires chez les jeunes : 022 372 42 42
- (CeSaGe) : 0800 116 117) - 24h24 - 7j/7, porte d'entrée du réseau des consultations pressantes pour les personnes concernées.
- Trauma-Crans-Genève (022 372 38 70 - trauma-crans-ge@hug.ch : pour les professionnel·les de la santé pour un avis et une orientation.
- Adresse mail pour contacter le CHUV et proposer son aide bénévolement (logement, soutien, bénévolat, coupe-feu, etc.) : solidarite.crans-montana@chuv.ch
- Les consultations de l'office médico-pédagogique
- Ton pédiatre ou ton médecin de famille
Forums et partages
- Ciao et On t'écoute pour déposer les ressentis et s’adresser aux professionnel·le·s du site, qui sont là pour écouter, répondre et accompagner. Il y a aussi la possibilité d'échanger sur le forum avec d'autres jeunes.
Toutes nos pensées vont aux victimes, aux familles, aux proches, de tout cœur avec vous.
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