C’est un truc de jeunes ?
On entend beaucoup de choses sur la santé mentale des jeunes. Qu’iels seraient plus fragiles. Plus perdu·es. Trop sensibles. Trop connecté·es. Et surtout, qu’iels iraient mal.

C’est un truc de jeunes ?
On entend beaucoup de choses sur la santé mentale des jeunes. Qu’iels seraient plus fragiles. Plus perdu·es. Trop sensibles. Trop connecté·es. Et surtout, qu’iels iraient mal.

C’est un truc de jeunes ?
On entend beaucoup de choses sur la santé mentale des jeunes. Qu’iels seraient plus fragiles. Plus perdu·es. Trop sensibles. Trop connecté·es. Et surtout, qu’iels iraient mal.

C’est un truc de jeunes ?
On entend beaucoup de choses sur la santé mentale des jeunes. Qu’iels seraient plus fragiles. Plus perdu·es. Trop sensibles. Trop connecté·es. Et surtout, qu’iels iraient mal.
C’est un truc de jeunes ?
On entend beaucoup de choses sur la santé mentale des jeunes. Qu’iels seraient plus fragiles. Plus perdu·es. Trop sensibles. Trop connecté·es. Et surtout, qu’iels iraient mal.
C’est un truc de jeunes ?
On entend beaucoup de choses sur la santé mentale des jeunes. Qu’iels seraient plus fragiles. Plus perdu·es. Trop sensibles. Trop connecté·es. Et surtout, qu’iels iraient mal.
C’est un truc de jeunes ?
On entend beaucoup de choses sur la santé mentale des jeunes. Qu’iels seraient plus fragiles. Plus perdu·es. Trop sensibles. Trop connecté·es. Et surtout, qu’iels iraient mal.

Des chiffres qui inquiètent, mais qui ne disent pas tout
Les chiffres, eux, montrent bien qu’il existe des signaux préoccupants. À Genève, 67,6 % des 15–34 ans déclarent se sentir parfois à très souvent seul·es, et 49,6 % disent se sentir souvent épuisé·es ou fatigué·es (1). Entre 2012 et 2022, la proportion de jeunes présentant des symptômes dépressifs modérés à sévères y est passée de 11,6 % à 20,6 % (1). En Suisse, 52 % des jeunes disent ressentir un malaise profond face aux crises contemporaines (2).
Pourtant, dans le même temps, 9 jeunes sur 10 entre 16 et 25 ans se disent satisfait·es de leur vie (3).
Alors comment expliquer ces éléments apparemment contradictoires ? La réponse à cette question est loin d’être simple. D’abord, il faut résister à une première tentation : celle de transformer ce constat en diagnostic paresseux sur “la jeunesse”.
Car non, la santé mentale des jeunes n’est pas un simple problème générationnel. Et non, les jeunes ne vont pas mal parce qu’iels sont jeunes.
La santé mentale des jeunes : un miroir de notre époque
À travers ce qu’iels vivent, les jeunes rendent visibles les tensions de notre monde : précarité, surcharge informationnelle, pression à la performance, crise climatique, instabilité géopolitique, transformations rapides du numérique, ou encore difficulté à se projeter dans l’avenir (4-5). Leur mal-être ne sort pas de nulle part. Il prend forme dans un contexte social, économique, culturel et relationnel qui les dépasse largement (6-7).
La deuxième tentation à laquelle il est important de résister, c’est celle de chercher un coupable unique à blâmer pour ce mal-être. Les réseaux sociaux, par exemple, font souvent office d’explication parfaite. Ils concentrent les peurs, cristallisent les débats, permettent de donner un visage identifiable à quelque chose de beaucoup plus large. Pourtant, là aussi, la réalité résiste aux caricatures. Certes, les réseaux peuvent exposer à la comparaison, amplifier certaines fragilités ou perturber le sommeil. Mais ils peuvent aussi faire du bien, relier, donner accès à des communautés, à des ressources, à des formes d’expression ou de reconnaissance. Ils ne sont ni des héros ni des monstres. Ils rejouent, prolongent, parfois aggravent des vulnérabilités déjà présentes dans d’autres sphères de la vie (5-8).
La jeunesse n’est pas une maladie
Pour comprendre la santé mentale des jeunes, il faut aussi regarder ce qui fait la spécificité de cette période de la vie. La jeunesse n’est pas une maladie, ni une faiblesse en soi. C’est un moment de construction intense. Un moment où l’on cherche sa place, où l’on se confronte au regard des autres, où l’on tente de se définir, de choisir une voie, de faire des essais, de se tromper, de recommencer. C’est une période riche en possibilités, mais aussi traversée par de nombreux défis (3-4-5-9).
Comment je me situe par rapport aux autres ? Qu’est-ce que je veux faire de ma vie ? Est-ce que je vais y arriver ? Est-ce que j’ai ma place ? Est-ce que je peux faire confiance ? À moi-même, aux autres, au monde ? Et aujourd’hui, une autre question s’impose avec plus de force encore : de quoi demain sera-t-il fait ?
Ces questions, beaucoup d’adultes se les sont posées et se les posent encore ! Mais elles s’inscrivent désormais dans un monde plus rapide, plus instable, plus incertain, plus saturé. Les jeunes grandissent dans un environnement où il faut à la fois se construire, performer, s’orienter, rester ouvert·e, gérer ses émotions, trouver sa communauté, faire face à des crises globales, tout en ayant le sentiment qu’il faudrait déjà savoir où l’on va. Ce n’est pas rien.
Il ne s’agit ni de minimiser, ni de dramatiser. Il s’agit de comprendre.
Comprendre ce qui fragilise les jeunes aujourd’hui, mais aussi ce qui les aide. Ce qui abîme leur confiance, mais aussi ce qui la renforce. Dans quels cadres leurs vulnérabilités se forgent ou s’amplifient, et dans quelles conditions, au contraire, peuvent émerger l’envie, l’élan, la confiance, l’appartenance, le pouvoir d’agir.
Et pour cela, il faut commencer par sortir des faux débats. Refuser les explications trop simples. Accepter que la réponse soit nuancée, parfois contradictoire, souvent ambivalente. Puis surtout : écouter les premier·ères concerné·es.
Ce que nous voulons faire avec cette campagne
C’est l’ambition de notre campagne C’est un truc de jeunes : ouvrir un dialogue plus juste sur la santé mentale des jeunes, déconstruire les idées reçues, remettre du contexte là où l’on simplifie trop vite, et donner une vraie place aux vécus. Non pas parler sur les jeunes, mais avec elleux. Non pas les enfermer dans un récit de fragilité, mais leur redonner une voix, une légitimité, et des leviers concrets pour agir.
Pour cela, nous avons choisi d’explorer trois grandes thématiques, qui traversent aujourd’hui l’expérience de nombreux·euses jeunes :
- l’estime de soi et la pression à la performance,
- la difficulté à trouver sa place dans un monde incertain,
- la force des liens sociaux, en ligne comme hors ligne.
Trois portes d’entrée différentes, mais une même conviction : la santé mentale des jeunes ne peut pas être comprise sans regarder les contextes dans lesquels iels évoluent, doutent, avancent et essaient de se construire.
Parce que la santé mentale des jeunes, c’est pas un truc de jeunes.
C’est un enjeu de société.
Pour parler, être écouté·e et aidé·e :
- Aide et ressources 16-25 ans de Santépsy
- Pro Juventute - écoute et conseils pour les jeunes et leurs parents
- ciao.ch : un espace pour poser ses questions et échanger anonymement avec d’autres jeunes et des professionnel·les, pour les jeunes de 11 à 20 ans
- ontecoute.ch : une plateforme pour poser ses questions et échanger anonymement avec d’autres jeunes et des professionnel·les, pour les jeunes de 18 à 25 ans
- 147 : ligne d’appel pour les jeunes
- Ligne ados Malatavie : écoute, accueil et orientation
Pour prendre soin de toi :
- mindsUP : une application créée par minds pour t’aider à prendre soin de ta santé mentale au quotidien
- Cercle d'écoute : être écouté·e, véritablement et sans jugement
- DO·GE Dialogue ouvert Genève
- Informations et consultations psychologiques en soutien au réseau genevois pour les adolescent.e.x.s et les jeunes adultes de 12 à 35 ans
- Association Trajectoires : pour trouver un·e psychologue selon tes besoins et tes moyens
- Psyfinder : pour trouver un·e psychologue à proximité de chez soi
- Podcast Toi Aussi : sur la santé mentale des jeunes, par des jeunes
- Podcast La solitude des jeunes… Faut en parler ! en partenariat avec Stop Suicide
- Interview vidéo : Salomé Saqué : Sois jeune et tais-toi
- Podcast RadioFrance : Le péril jeune, de l’Antiquité à nos jours
- Gerber, C. (2025). La santé dans le canton de Genève. Analyse des données de l’enquête suisse sur la santé 2022 et d’autres bases de données (Obsan Rapport 03/2025). Neuchâtel: Observatoire suisse de la santé. https://www.obsan.admin.ch/sites/default/files/2025-06/obsan_03_2025_rapport_ge.pdf
- UNICEF. (2025). Étude de l’UNICEF: impact des permacrises sur la santé mentale de la génération Z en Suisse. Consulté le 26 février 2026, sur https://www.unicef.ch/fr/actualites/news/2025-11-05/etude-de-l-unicef-impact-des-permacrises-sur-la-sante-mentale-de-la
- Observatoire suisse de la santé (éd.). (2025). Santé mentale en Suisse: évolution, promotion, prévention et prise en charge. Rapport national sur la santé 2025. Neuchâtel: OFS. https://www.obsan.admin.ch/sites/default/files/2025-09/ngb2025_fr.pdf
- McGorry, P. & al. (2024). The Lancet Psychiatry Commission on youth mental health. The Lancet Psychiatry, 11(9), 731–774. https://doi.org/10.1016/S2215-0366(24)00163-9
- McGorry, P. & al. (2025). The youth mental health crisis: analysis and solutions. Frontiers in Psychiatry, 15, 1517533. https://doi.org/10.3389/fpsyt.2024.1517533
- Bristielle, A., Bucher, A., & Cusset, P.-Y. (2025). Jeunesse d’hier et d’aujourd’hui : le grand déclassement ? (Note flash, n° 4). Haut-Commissariat à la Stratégie et au Plan. https://www.strategie-plan.gouv.fr/files/files/Publications/2025/2025-10-28%20-%20NF04%20Jeunesse/Note%20Flash%20n4%20-%2021.10%20_19h_der.pdf
- Commission fédérale pour l’enfance et la jeunesse (CFEJ). (2024). Promouvoir la santé mentale des enfants et des jeunes sur le long terme : Position de la Commission fédérale pour l’enfance et la jeunesse (CFEJ). Département fédéral de l’intérieur (DFI). https://ekkj.admin.ch/fileadmin/user_upload/ekkj/02pubblikationen/Positionspapier/f_Position_CFEJ_Promouvoir_la_sante_mentale_des_enfants_et_des_jeunes_sur_le_long_terme.pdf
- Office of the Surgeon General. (2023). Social media and youth mental health: The U.S. Surgeon General’s Advisory. U.S. Department of Health and Human Services. https://www.hhs.gov/sites/default/files/sg-youth-mental-health-social-media-advisory.pdf
- Voide Crettenand, G. (2023). Promouvoir la santé psychique des jeunes de 16 à 25 ans : Accompagner les transitions vers l’âge adulte. Cahier de référence pour les professionnel·le·s. Santépsy.ch. https://santepsy.ch/wp-content/uploads/2023/11/santepsy_cahier_16-25-ans-web_def..pdf
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